Jeudi 3 juillet 15h-18h

10 - Construisons des alternatives à la biopiraterie !

Réfléchir aux enjeux et alternatives à la biopiraterie et susciter le débat sur le brevetage du vivant

Les biopirates, les « pirates du vivant » du XXIème siècle, se sont lancés à l’abordage de nouvelles richesses : celles de la biodiversité, et celle des connaissances et techniques des peuples ruraux ou autochtones. La biopiraterie c’est l’appropriation par les firmes pharmaceutiques, cosmétiques et agroalimentaires des plantes ou semences des pays riches en biodiversité. C’est aussi le vol des connaissances sur ces plantes : les entreprises peuvent s’approprier, en les brevetant, des techniques copiées sur les savoirs d’un chaman amazonien, d’un paysan indien, ou d’un guérisseur sud-africain.
Biodiversité cultivée et non cultivée sont toutes les deux concernées par la biopiraterie. Les firmes industrielles se servent du brevet pour renforcer leur monopole, menaçant ainsi la sécurité alimentaire des populations qui ne peuvent plus utiliser librement leurs ressources.
Face à ce problème, la société civile s’organise pour dénoncer ces pratiques qui remettent en cause le savoir traditionnel des peuples et perturbe l’équilibre biologique, auparavant maintenu par des utilisations maîtrisées. Du côté de nos Institutions, l’Europe et la France mettent progressivement en place l’application du protocole de Nagoya relatif à l’accès et au partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques et de leurs savoirs associés. Mais est-ce suffisant ?
Néo-colonialisme ? Marchandisation du vivant ? Dérive libérale ? La biopiraterie soulève des questions aux enjeux cruciaux…
Cet atelier sur la biopiraterie a pour but de poser le problème de la marchandisation du vivant et de réfléchir à construire des alternatives à la biopiraterie.

Dans un temps 1, Présentation des associations coordinatrices et des objectifs de l’atelier. Une introduction sera présentée pour définir ce qu’est la biopiraterie et ce que l’on entend par la marchandisation du vivant. Il s’agira de restituer toutes les étapes qui mènent à ce qu’une ressource génétique soit brevetée. C’est donc la présentation du cadre.

Pour le temps 2, Vandana Shiva de l’ONG Navdanya fera une intervention pendant 45 minutes environ. Navdanya est une ONG indienne qui cherche à promouvoir l’agriculture biologique et qui défend la liberté des semences à travers un système de banques de graine organisées en réseau dans toute l’Inde. Vandana Shiva exposera sa vision de la biopiraterie ainsi que la situation et les enjeux qui y sont liés.

Le temps 3 sera consacré à la mise en place de groupes de travail pour réfléchir aux alternatives à la biopiraterie selon les enjeux et les approches (juridique, de terrain etc.) . Des groupes se constitueront pour élaborer une réflexion, un argumentaire et établir une ou des propositions d’alternatives autour de sujets tels que la campagne de Navdanya "seed of freedom" ou le récent projet de loi français sur la biodiversité.

Lors du temps 4, les groupes restitueront leur travail et leurs conclusions. Vandana Shiva interviendra pour commenter ces restitutions et les participants pourront faire part de leur proposition d’implication.

Documents et liens complémentaires :

-  Site de la campagne Seed of Freedom http://www.solidarite.asso.fr/-CAMPAGNE-Seed-of-Freedom-

-  Le guide d’information sur la biopiraterie « la biopiraterie, comprendre, résister, agir ».

-  Le site de France Liberté sur la biopiraterie http://www.france-libertes.org/-Qu-est-ce-que-la-biopiraterie-.html#.Uyl9CoVHbHw

Intervenant-e-s : Vandana Shiva (Navdanya - Inde ), François Gilles (Solidarités - France ), Louisa Crispe (France Liberté - France )