Pessac 2010 // Le programme // Les ateliers // Les ateliers du vendredi 9 juillet

Alternatives alimentaires locales

Réappropriation des ressources naturelles locales, des plantes, au service du développement initié par les populations.

Descriptif :

Il existe dans chaque pays des espèces végétales sous utilisées et pouvant apporter un meilleur équilibre alimentaire. Nous illustrerons notre propos par des témoignages d’expériences d’associations qui ont mis en place des projets pour favoriser un meilleur équilibre alimentaire en utilisant des plantes telles que la spiruline, le moringa, la banane plantain ou encore le neem (végétal utilisé dans certains traitements : paludisme).

Dans cette perspective, l’objectif a été d’impulser une réflexion plus que de donner des solutions bien souvent non transposables. Nous avons cherché également à faciliter des mises en réseau d’associations voulant s’impliquer dans cette démarche.

Intervenant(e)s :

- Bodassombé Albert Kaboré (Wend Kuni de Sabou, Burkina Faso)
- Jean Claude Hamon (Synergies pour un enfant) // Maité Goarré (CCFD-Terre Solidaire 64)
- Fidèle Duffar (Liwenda)
- Andrée Gil (Tadhelt)
- Bernard Bénéteau (Amis de Sabou)

Objectif de l’atelier :

- Échanges autour d’expériences

Durée : 3h

Synthèse :

Cultiver les espèces locales, consommer ce qui est produit localement, est-ce l’avenir ? L’agriculture paysanne a-t-elle une place dans le développement ?

Le débat sur ce thème a amené l’atelier à considérer que l’agriculture familiale est décrite comme en perte de vitesse, les faibles moyens à disposition des agriculteurs ne leur permettant pas d’assurer leur activité.

La question de l’agriculture paysanne comporte des composantes variables en fonction des milieux considérés.

Concernant les cultures maraîchères, leur développement serait limité car elles sont essentiellement produites sur des surfaces limitées. L’augmentation de la superficie disponible peut être couplée à une modification de l’assolement.
De plus l’OMC favorise les échanges internationaux en réduisant les droits de douanes, ce qui aboutit à une concurrence inéquitable des produits fortement subventionnés au détriment des cultures traditionnelles.

Selon le modèle AMAP, le renforcement entre agriculteurs et consommateurs pourrait être une piste pour la paysannerie africaine.

La solidarité internationale a sa place dans les enjeux de l’agriculture africaine. Elle doit cependant être réfléchie et ne pas générer des situations de dépendance. Le respect mutuel est la base pour une efficacité des projets de la Solidarité Internationale.

Documents complémentaires :

http://www.hsf-france.com/pages/accueil.html

http://www.salies-de-bearn.fr/fr-annuaire_des_associations-fiche-80.html

http://www.nutri-site.com/dossier-nutrition--spiruline--1--93.html

Organisé par : Les Amis de Sabou, RADSI 64, Synergies pour un enfant, CCFD 64, Tadhelt, Wa Iba, Liwanda, Homéopathes sans frontières.