Face à l'urgence climatique, résister, désobéir, construire des alternatives

Le mouvement qui s'est construit dans la perspective de la COP21 à Paris a réussi à faire converger des centaines d'organisations et des dizaines de milliers de personnes venant du monde entier et avec des cultures, des histoires et des pratiques diverses. Amplifier ce mouvement, qui est à la fois un mouvement de résistance et de construction d'alternatives, voire de désobéissance, un mouvement ancré dans le local tout en s'inscrivant dans une perspective de changement global, est un enjeu fondamental pour les décennies.

Ce module avait pour objectif de former les participants aux enjeux théoriques et en termes de pratiques autour de la question de la justice climatique à partir des 3 piliers qui permettront cet élargissement du mouvement :

• les résistances locales contre les atteintes à la nature et aux organisations sociales et les espaces et formes de solidarité internationale ;
• la construction des alternatives pour une société plus juste et notamment l’articulation des questions sociales et écologiques ; le mouvement de désobéissance pour la justice climatique.

Méthodes pédagogiques : Apports théoriques, partage d’expériences, temps de mise en pratiques

Jeudi 7 juillet 9h30-12h30

Résistance pour la justice climatique : les enjeux

Après des interventions introductives sur le concept et les enjeux de la justice climatique, cette première matinée était construite autour de témoignages de résistances et de solidarité internationale avec des mouvements en lutte. A travers des temps d’échanges d’expériences avec les participants cette matinée a permis de préciser les enjeux de la justice climatique et de la construction d’un mouvement global de solidarité ancré sur les territoires.

Intervenant-e-s : Geneviève AZAM , Christine POILLY , Jaqueline BALVET , Nicolas HAERINGER , Wilfried MAURIN

Vendredi 8 juillet 9h30-12h30

Justice sociale et justice climatique : au-delà des contradictions

Au cours de cette deuxième matinée nous avons vu plus particulièrement comment dépasser les apparentes contradictions auxquelles nous sommes confrontés dans nos mobilisations pour la justice climatique, qu’il s’agisse de l’échelle d’intervention du local au global, du lien entre débat théorique et mise en pratique ou encore de l’articulation entre enjeux sociaux et écologiques. Comment construire des alternatives systémiques globales à partir de l’expérimentation d’alternatives concrètes à l’échelle locale ? Comment inscrire la question des inégalités et de la justice sociale dans la réflexion sur les enjeux de décroissance de nos économies et dans le mouvement des communs ? Comment articuler la question de la préservation de l’emploi et des mobilisations dans cet objectif avec les mobilisations pour la justice écologique ?
Nous avons abordé en particulier la question de la réorientation de l’emploi dans une perspective de transition écologique et sociale.

Intervenant-e-s : Geneviève AZAM , Christine POILLY , Geneviève COIFFARD-GROSDOY , Julien RIVOIRE , Jaqueline BALVET , Michel MOMMESSIN , Nicolas HAERINGER , Meike FINK (Réseau Action Climat (RAC) )

Samedi 9 juillet 9h30-12h30

De la COP21 à la COP22 et au-delà : se mobiliser pour la justice climatique

Cette troisième matinée était consacrée à un temps d’échanges avec des acteurs de la Coalition climat 21 sur les initiatives de mobilisation en termes d’alternatives et résistances dans la perspective de la COP22 et plus généralement pour la justice climatique.

Intervenant-e-s : Geneviève AZAM , Geneviève COIFFARD-GROSDOY , Julien RIVOIRE , Françoise KIEFE , Nicolas HAERINGER , Alain JOFFRE , Kamal LAHBIB (Directeur éxécutif du réseau marocain Euromed des ONGs )

Organisé par : ATTAC, CRID , 350.org , Snesup FSU