Droits des migrants et liberté de circulation

Ce module a permis de définir les freins et les leviers empêchant ou permettant la mise en place au niveau mondial d'une politique migratoire alternative.

Des Ponts Pas Des Murs est un réseau constitué d’associations de défense des droits de l’Homme, d’associations de solidarité internationale, d’associations de migrant-e-s et de soutien aux migrant-e-s, ainsi que d’organisations syndicales.
Toutes ces organisations échangent régulièrement autour des problématiques relatives aux migrations internationales et cherchent, à travers ce module, à partager leurs réflexions et pistes d’actions avec les participants à l’Université d’Eté.

3 problématiques principales ont donc abordées : : le danger de la catégorisation des personnes migrantes (réfugiés politiques, migrants économiques, réfugiés environnementaux...), le lien entre migration et développement via la question des accords de développement et de réadmission et la liberté de circulation et d’installation.

Chaque matinée sera ludique et participative, au programme : arpentage, grodébat, théâtre-forum...venez déconstruire avec nous certaines idées reçues et avancer vous-mêmes de contres-arguments percutants.

Jeudi 7 juillet 9h30-12h30

Le piège de la catégorisation des personnes migrantes

On assiste aujourd’hui à une "catégorisation" pernicieuses des personnes migrantes. Untel est un réfugié politique, l’autre est un migrant économique et celui-là fuit une catastrophe environnementale.

Qui doit-on accueillir en premier et pourquoi ? Voici la question que beaucoup se posent. Mais ne devrait-on pas partir du principe que chacun-e dans le monde a le droit de chercher refuge/asile quelles que soient les causes de son départ, ou tout simplement que chacun-e a le droit de vouloir aller s’installer ailleurs ?

Cette matinée a laissé libre cours aux discussions, aux débats et à la mise en commun des arguments des participants pour contourner le piège de la catégorisation des migrants, et donc des conditions de l’accueil.

Intervenant-e-s : François Gemenne (Chercheur en science politique à l'université de Liège )

Vendredi 8 juillet 9h30-12h30

Des liens entre migration et développement ?

On entend beaucoup parler de la conditionnalité de l’aide. La France par exemple, conditionne son Aide Publique au Développement en fonction des pays qui acceptent en contre-partie d’exercer une gestion des migrations en premier lieu sur leur territoire (et donc de servir de "gendarme" au front).

De nombreux accords de ce type ont été signé dans les dernières années, quels sont-ils ? Que disent-ils ? Quels problèmes posent-ils ?

L’affirmation selon laquelle il un lien entre migration et développement, qui voudrait que plus d’aide égal moins de migration, reste l’un des pivots de nos politiques. Or elle est fausse, et c’est ce que nous nous sommes employés à démontrer avec vous durant cette matinée.

Samedi 9 juillet 9h30-12h30

Liberté de circulation et d'installation, des utopies ?

Les politiques migratoires actuelles, qu’elles soient européennes, régionales ou nationales, sont basées sur un principe ultra-sécuritaire, ainsi que sur l’idée que les murs (aux sens propres et figurés) empêchent les migrations.

Reste que ce principe est critiquable et souvent contraire aux dispositions de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Par ailleurs, les murs n’ont jamais empêché quiconque de migrer, ils rendent juste les routes dangereuses et les conditions de vie des migrant(e)s extrêmement précaires et alarmantes.

Cette matinée a donc questionné le principe de la liberté de circulation, en y ajoutant la liberté d’installation, et cherchera à démontrer que ce ne sont pas des utopies mais bien des principes pouvant constituer les bases d’une politique migratoire respectueuses des droits humains.