Atelier 3- Les grands projets inutiles et imposés, des éléphants blancs criminels mais fragiles

Voir le document PDF attaché pour un compte-rendu succinct de l’atelier.

Quatre exemples de grands projets inutiles et imposés (GPII) :
• L’aéroport de Notre Dame des Landes
• La mine d’or de Rosia Montana
• La ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca
• Le projet Europa City à Gonesse

Pour quels besoins ?
Pas les besoins fondamentaux pour le plus grand nombre.
• Besoin d’alimentation naturelle équilibrée et de santé
• Besoin de ressources en eau saine et d’assainissement
• Besoins d’habitat sûr, écologique et simple
• Besoin d’énergie pour se chauffer et cuisiner
• Besoin de liens sociaux et donc de transport
• Besoin d’éducation et de culture locales

Des besoins de transport et de vitesse.
• Pour aller toujours plus loin (comme les marchands et exportateurs)
• Pour aller toujours plus vite (comme les pilotes de chasse et les bombardiers)
• Pour consommer plus d’avions, d’énergie, plus de transport coûteux (comme les armées, leurs aviations et le commerce mondialisé)
• Pour rentabiliser l’aéronautique, les industries du BTP et le nucléaire
Pour des besoins marchands de loisirs industriels
• Pour coller toujours plus aux modes de vie de la jet-set (golfs, casinos, champs de course)
• Pour afficher des images de puissance (stades pistes de ski d’été, Disney land)
• Pour développer les profits des industries du BTP et aéronautiques

Mais pour quels emplois ?
Sont systématiquement mis en avant quelques milliers d’emplois
• 3000 à NDDL (dont 655 emplois liés au chantier)
• 3000 pour le LGV Lyon-Turin
• plus de 10 000 emplois directs à Gonesse

Mais on ne parle jamais des destructions d’emplois induites par les projets
• 1000 emplois agricoles à NDDL avec tous les emplois induits
• Ou des 10000 emplois venus de Paris pour Europa City

Mais pour quelle planète ?
Les GPII ont des conséquences très nocives
• Ils augmentent encore les prélèvements sur la nature (ressources fossiles...)
• Ils accroissent les émissions de GES (transports, travaux), les pollutions (Rosia Montana) et les déchets ingérables
• Ils saccagent nos modes de vie (et les solidarités qui vont avec) et nos biens communs, l’air, l’eau, nos paysages
• Ils contribuent ainsi à détériorer notre santé

Mais pour les profits de qui ?
Les GPII sont conçus pour accumuler des profits
• Pas pour les populations qui paient les pollutions, les déchets, sur leur santé
• Mais pour Vinci, Bouygues et autres, à NDDL .
• Mais pour Auchan et la Muliez family à Europa City
• Mais pour la Gold canadienne à Rosia Montana

Les luttes contre les GPII et pour une justice environnementale
Pourquoi développer un droit international de l’environnement ?
• Pour que des lois internationales puissent être invoquées, au-delà des intérêts nationaux et afin de nous protéger contre les dégradations environnementales
• Pour que soit engagée la responsabilité pénale des décideurs, aussi bien privés que publics, dans les dommages causés à l’environnement
• Pour instituer des limites démocratiquement fixées au pillage des ressources de la planète et des sanctions si elles sont franchies
• Pour protéger les écosystèmes dans leur ensemble, et pas seulement des éléments distincts comme le sol, l’air, la faune et la flore
• Pour préserver et protéger la biodiversité

Des luttes dans les institutions : pour un droit international de l’environnement.
La Charte de Bruxelles propose une approche en 3étapes :
• Mettre en place un Tribunal Moral permettant à la société civile de de juger les responsables des crimes et délits environnementaux
• Créer une Cour Pénale Européenne de l’Environnement et de la Santé
• Créer une Cour Pénale Internationale de l’Environnement et de la Santé

Un autre outil : des observatoires participatifs de l’environnement
• La création d’observatoires de l’environnement permettrait de développer des réseaux participatifs de surveillance des dégradations des écosystèmes
• Le rassemblement de telles initiatives peut se concevoir d’abord à l’échelle locale, avec les participations des collectivités territoriales, des syndicats de paysans et de travailleurs, des associations de défense de l’environnement qui se sont déjà mobilisées pour défendre certains territoires contre des menaces précises (cf. NDDL, Rosa Montana, Conga, …)
• D’où l’association des populations, de leurs syndicats et organisations à la veille sur notre environnement.

La création d’une Cour Européenne de l’environnement et de la santé
• La création d’une cour européenne de l’environnement et de la santé peut constituer une première étape pouvant contribuer à un tel processus. Mais il faudrait obtenir les accords du Parlement européen et de la Commission européenne pour cela.
• Cette justice doit pouvoir incriminer et juger les responsables, les maitres d’œuvre, les financeurs et les dirigeants des sociétés d’étude qui préparent les GPII. L’application des peines encourues par ces responsables devrait relever, comme pour la CPI, des polices et systèmes judiciaires nationaux dans la mesure où il n’existe pas encore de système pénal au niveau international.