Atelier 16 - Dynamiques locales pour les transitions mondiales

Organisation de l’Atelier :
1- Questions / réponses - et consignes pour l’atelier
2- Un atelier en 4 groupes
3- Restitution et échanges en plénière.

En amont :
- Les questions sont inscrites sur des feuilles A4, avec le logo du FSM extended ; ces pages imprimées en couleurs sont collées sur du papier grand format. Ces grandes feuilles servent à la restitution, et permettront de noter les principales idées échangées durant l’atelier.
Ces écrits constituent une base pour le C-R.

- Mise place de la salle, en préalable, et préparation des posters.
Les tables sont placées en épis dans l’espace rectangulaire de la salle.
Certains participants devront bouger leur chaises durant la présentation générale de l’atelier, pour bien voir et entendre les intervenants.
Chaque intervenant développe une idée particulière.

4 questions / 4 groupes

  1. Comment lier les démarches individuelles et collectives ? comment lier les démarches locales et globales ?
  2. Comment construire des villages /forums des alternatives ?
  3. Comment déboucher sur une vraie force écologiste et démocratique ?
  4. Autres questions

Autour de chaque question, un groupe se forme.
Un référent se nomme, qui aura principalement pour tâche de restituer les échanges.

Deux possibilités s’offrent :
1 - Ces groupes restent stables durant la durée de ces ateliers.

2 - A l’exception du référent, les autres personnes peuvent aller d’un groupe à l’autre.

C’est cette deuxième consigne qui a été donnée, mais partis dans des échanges intéressants, les groupes sont restés avec les mêmes participants tout au long de l’atelier.
Cette consigne aurait méritée d’être redite tous 1/4 d’heure vingt minutes.

Cette forme s’apparentant un peu à un forum ouvert avait pour propos de faire participer les personnes présentes.

Le contenu

L’intention de cet atelier pensé durant le premier trimestre 2014 était de donner un temps de réflexion à différents mouvement en cours de mobilisation, afin d’insister sur la dimension mondiale.

Alternatiba, autour de la question du climat semble pouvoir mobiliser de nombreux groupe locaux sur la questions du climat en vue de la Cop 21, à l’automne 2015, ainsi que la mobilisation citoyenne du 27 septembre.
Nous voulions marquer la dimension globale et mondiale dans le même temps que la mobilisation locale.

Les interventions ont permis de faire entendre des points de vue divers.
Sur la question de la nature de la société civile progressiste, sur le développement d’Alternatiba ; un retour d’expérience sur un forum social local et mondial !à Rennes ; … ; … ;

Notamment :
• liens entre une équipe locale et la dimension mondiale.
Une équipe de mobilisation de proximité, localement, peut tisser des liens avec d’autres équipes, de France ou d’ailleurs. Il ne s’agit pas d’aller du « bas » vers « le haut », mais bien de mettre en contact ces différentes équipes ; au fur à mesure, elles peuvent se mettre en lien de façon plus opérationnelle, de territoire à territoire, et / ou sur des thématiques partagées.
Le « mondial / global » organise un espace non hiérarchisé, dans le quel peut s’inscrire différentes alternatives au monde capitaliste.
Cet espace est à construire là où sont les initiatives citoyennes, avec un projet de proximité des participants.
S’inscrire dans une perspective mondiale est une réponse aux tentations de replis sur soi qui ne peuvent rien amener de bon.

• La question de l’écologie et du climat
La notion de transitions amène un autre espace, qui est de l’ordre du temps ; là où les politiques ont mis du programme en déterminant des finalités attendues, la notion de transitions inscrit une période durant laquelle certaines initiatives sont prises : on libère le temps, afin de mettre en place des expériences concernant différents domaines de la vie sociale et économique.
La question de l’écologie a été insuffisamment prise en compte par certains altermondialistes , au profit de recherche de modèles économiques instaurant un niveau de vie matériel sensé lutter contre la pauvreté. Les effets attendus ne sont pas là ; en effet, la pauvreté est loin de diminuer...
Par ailleurs, cette vision gestionnaire du développement économique n’est pas compatible avec les ressources primaires de la terre.
Ces questions relatives à l’écologie et au changement climatique doivent s’inscrire dans les données du monde actuel.

• La question de la société civile
Bien qu’introduite par Jean-Michel, la question de la société civile n’a pas été débattue.
Souhaiter regrouper ce qu’elle a de « progressiste » relève à mon sens d’un vœux pieux dont on voit mal les critères précis.
La société civile constitue un espace autre qu’institutionnel, propice aux débats avec une recherche de consensus. Les citoyens ne sont plus seulement assujettis à l’autorité politique (d’État...) mais aussi à la conscience de leur propre citoyenneté .
Ce constat ouvre donc un espace de citoyenneté propre à libérer d’autres possibles concernant la vie sociale et politique. Un des enjeux importants est la lutte contre la pauvreté et les inégalités.

Les Forums sociaux mondiaux ont inscrits dans leur Charte le fait que les débats qui s’y tiennent n’ont pas de valeur représentative. Ils jalonnent des rencontres durant les quelles se fait du réseau par affinité ou proximité thématique, ce qui nourrit, et renforce débats et échanges sur un nombre infini de thématique . Ces débats sont inscrits dans une lutte contre le capitalisme, le développement du libéralisme et sont, aussi héritiers des luttes ouvrières, et communistes des deux siècles précédents.

Ls enjeux sont à la fois d’ordre de lutte frontale contre des systèmes économiques aux ressorts financiers capitalistiques très puissant via le lobbying, et aussi de transformations personnelles et relationnelles de chacun / chacune dans son territoire de proximité.

Le propos de regrouper les forces progressistes de la société civile revient à signifier un appel à tous les être humains de faire la part belle à leur part lumineuse.... Un tel appel est-il raisonnablement possible ?

Cette question de la société civile mériterait qu’on s’y penche d’un peu plus près...