Atelier 11- La capitalisation : un outil pour valoriser des expériences et accompagner la transition

Objectifs de cet atelier :
- Partager une expérience originale de capitalisation participative favorisant un regard croisé entre 4 organisations au Sud
- Echanger autour des outils et méthodes utilisés (méthodes participatives notamment)
- Réfléchir ensemble sur les questions qui ont émergé de cette démarche en nous appuyant sur les connaissances et expériences de chacun des participants.

CF Tableau

Quelques questions/ observations qui ont émergé de cet atelier :
 Autour de la terminologie « capitalisation »

Le terme de capitalisation intègre l’idée que l’association qui la met en œuvre a appris de ses actions et donc à la fin, elle est différente. Elle a changé.
Dans le terme « capitalisation » il y a cette idée de « CAPITA » c’est-à-dire « à soi », donc quelque chose que l’on garde et qui ne se partage pas. Cela diffère donc de l’idée de sédimentation et de la volonté de s’approprier les choses.
Il est tout à fait possible de faire de la capitalisation un outil de stratégie en interne, donnant lieu ainsi à un repositionnement stratégique de l’organisation qui la met en œuvre. Dans ce cas, le partage des résultats n’est pas obligatoire ni même nécessaire. La diffusion et le partage se fait en fonction de l’objectif que l’on donne à cette démarche.
Pour d’autres organisations, la capitalisation permet de faire le lien entre le plaidoyer et l’action sur le terrain. Il s’agit d’être capable d’apprendre de ses erreurs, de formaliser les choses et de ne pas rester dans une position figée.
Capitaliser c’est être en capacité de formaliser les leçons apprises pour changer.
Comment faire de la capitalisation un outil pour la transition quand on a des freins au changement en interne ?

 Autour de la méthode et de la finalité de la capitalisation

Capitaliser pour valoriser les bonnes pratiques à partager avec d’autres (transférabilité) VS capitaliser pour évoluer en interne, localement.
La capitalisation comme approche scientifique (méthode rigoureuse) VS la capitalisation comme une démarche collective, participative. Comment parvenir à concilier les deux ?
La capitalisation est une méthode extractive : on extraie de la connaissance.
La capitalisation soulève un enjeu de pouvoir : très souvent ce sont les organisations Nord qui invitent les partenaires Sud à capitaliser.
Comment susciter une envie de capitaliser, de valoriser les savoir-faire et pratiques ?
 Plus particulièrement autour de la démarche menée par Frères des Hommes

Frères des Hommes va-t-il se positionner différemment vis-à-vis d’autres acteurs pour aller vers de la transformation sociale ?
Ce travail de capitalisation aura-t-il pour conséquence une évolution de la relation avec ses partenaires Sud ?
Les Organisations de la société civile ont un problème :
 Soit elles sont des structures d’appui
 Soit elles sont un mouvement social.

Pour être dans une dynamique de Transformation Sociale, comment Frères des Hommes va-t-il évoluer ? L’association est trop absente du paysage de la solidarité internationale et ce du fait de la disparition des groupes locaux.
Comment envisager un débat constructif entre des organisations partenaires de nature différentes (mouvement social et structure d’appui) ?

 Est-ce que la capitalisation est nécessaire un outil de changement ?

La volonté de changement au sein de Frères des Hommes prévalait à la démarche de capitalisation. Par conséquent cette approche a permis de concrétiser cela. Mais cela ne veut pas dire que la capitalisation est obligatoirement un outil de changement.
La question de la capitalisation permanente, continue se pose.
En quoi la capitalisation diffère-t-elle d’une évaluation participative ? En quoi est-elle plus valorisable ?
L’enjeu supérieur à la capitalisation c’est accéder à la reconnaissance des savoirs formalisés : partage de ces savoirs et croisement avec des savoirs académiques.
Que faire des données collectées et des savoirs en pratique ?