Atelier 10- Construisons des alternatives à la biopiraterie

La première partie de l’atelier s’est composé d’une intervention de Vandana Shiva, suivi des questions des participants.
Dans la seconde partie de l’atelier, les participants sont divisés en 3 groupes et ont pour objectif de trouver des moyens de lutter contre la biopiraterie en fonction du thème qui leur est donné.
Le groupe « seed of freedom » ( du nom de la campagne lancée par Vandana Shiva) est arrivé à ce résultat :
Agriculteurs

    • Traçabilité complète
    • Principe du producteur payeur
    • Banques de semences ouvertes à tous

Consommateurs

    • Boycott de produits Monsanto
    • Festivals de graines
    • Eduquer sur le local/ l’utilisation de semences traditionnels et de saison
    • Sensibilisation à l’école

Intermédiaires

    • Eduquer le consommateur sur le bio et le local

Collectivités/Institutions

    • Pression pour respecter les 20% de bio dans les collectivités
    • Remise en cause du catalogue des semences
    • Subventions égales entre bio et non-bio
    • Formations aux agriculteurs

Le groupe travaillant sur le projet de loi sur la biodiversité a estimé qu’une sensibilisation sur les méfaits de la biopiraterie devait passer par :
- une communication auprès de la société civile (sensibilisation, pétitions…)
- un travail de référencement (savoirs, brevets…)
- l’entrée dans le système de brevetage (en brevetant ses propres ST)
- la mise en place de structures publiques de lutte contre la biopiraterie
- la mise en place des mesures internationales
- la création d’une charte éthique pour les entreprises
- un inventaire des dommages causés par la biopiraterie

Le groupe « panier d’alternatives » a travaillé sur les alternatives qui aideraient à lutter contre la biopiraterie et a fait les propositions suivantes :
- Education et transmission
- Reconnecter les populations à la Nature
- diffuser les enjeux de la biopiraterie auprès du grand public (à partir de cas emblématiques locaux pour mobiliser et faire le lien avec les enjeux globaux)
- Désobéissance
- Troc
- Partage des semences
- Collecter les ST en « open data »
- Utilisation à partir de recherches déjà effectuées / savoirs locaux
- Plantnet => site pour recenser la biodiversité http://www.plantnet-project.org/papyrus.php
- Taxinomes=> site des petits débrouillards http://www.lestaxinomes.org/
- Office national des forêts
- Inscrire toutes les plantes et semences au patrimoine de l’Humanité

Voici les 3 préconisations faites par les intervenants de cet atelier pour la restitution finale :
S’allier avec les militants « open source » pour recenser les savoirs traditionnels sur la biodiversité afin d’empêcher les brevets.

Boycotter les semences des grandes entreprises et mise en place de systèmes d’échange de graines.

Mobilisation de la société civile en France dans le cadre du projet de loi biodiversité pour mettre en place

Comment s’engager contre la biopiraterie ?
- Communiquer, diffuser et afficher son positionnement sur le projet de loi biodiversité, premier outil juridique en France qui réglemente la biopiraterie.
- Veille du public et des organisations sur les dépôts de brevet.
- S’engager sur la campagne « seed freedom » en signant la déclaration http://seedfreedom.in/declaration/ ou autre http://www.solidarite.asso.fr/Agir-pour-la-Liberte-des-Semences
- S’informer et s’emparer du sujet de la biopiraterie au sein des organisations pour sensibiliser le public et les décideurs politiques.
Pour les organisations de solidarité internationale, Cosigner la tribune que France Libertés lancera à la rentrée en marge du projet de loi biodiversité.