Module 5

Solidarité internationale et opinion publique : de l’indifférence à la prise de conscience

Informer, éduquer, interpeller, convaincre… comment sensibiliser durablement les populations à la solidarité internationale, quand les impacts de la mondialisation sont de plus en plus concrets dans nos quotidiens ?

Descriptif :

- Décrypter les concepts d’« opinion publique » et préciser le champ de la solidarité internationale à la lumière du contexte actuel.
- Mieux comprendre les représentations que les gens se font des pays du Sud, de la mondialisation et de la solidarité.
- Étudier les différents mécanismes collectifs et individuels, qui freinent la conscientisation du côté du public et du côté des acteurs.

C’est sur cette base que nous avons tenter de mieux prendre en compte les préoccupations et les caractéristiques des « publics-cibles » de nos actions de sensibilisation, afin de développer diverses stratégies pour sortir du cercle des convaincus, être « entendus » tout en restant « à l’écoute », associer le fond et la forme…

Des intervenants, études de cas et ateliers pratiques sont venus illustrer ces réflexions.

Déroulé :

-Matinée 1 : Quelles sont les représentations dans la société actuelle des questions de solidarité internationale ?

- Ouverture : Présentation du module et prise de contacts avec les participants (45’)

- Qui fabrique(nt) l’opinion publique sur les questions de solidarité internationale ?
Existe-t-il une opinion publique "française" sur la solidarité internationale ? Comment se construit-elle ? Comment s’exprime-t-elle ? Quels en sont les acteurs ? En quoi serait-elle un levier significatif en terme de changement social au niveau international ? De quelles compétences les acteurs associatifs ont-ils besoin pour travailler sur cette notion au niveau national ? Que disent les sondages et diverses enquêtes sur la solidarité internationale ? (50’)

- Où en est cette opinion publique sur les questions de solidarité internationale ? Quelles en sont les représentations ? Quelles influences sur nos pratiques ?
Que sait-on des images et idées que se font les gens des problématiques Nord/Sud, des enjeux internationaux, des problèmes de développement ? Comment cela se traduit-il dans nos actions, les rapports à nos publics ?
(1h)

- Qu’attendons-nous de cette opinion publique ?
Quels défis nous, acteurs de la solidarité internationale, relevons-nous pour renforcer nos activités de sensibilisation ? Sur quels terrains, auprès de quels publics, avec quels partenaires ?
(25’)

-Matinée 2 : Comment interpeller ? Échanges autour d’exemples

- Introduction : éléments de synthèse (20’)

- Le rôle des campagnes de communication, à partir d’exemples concrets
Dans la phase d’interpellation du « grand public » sur les questions de solidarité internationale, quels rôles jouent les campagnes de communication ? Comment doivent-elles être construites pour créer le « déclic » et donner envie aux spectateurs d’aller plus loin ? Peut-on communiquer sans trahir nos messages ou nos valeurs ?
(1h40)

- De l’interpellation à la sensibilisation, exemple d’actions de proximité
Les militants vont sur le terrain pour échanger avec le grand public sur des questions qui rebutent parfois. Souvent surarmés de leur conviction politique, ou désarmés par des exercices d’interpellation dont ils n’ont pas l’habitude, ils n’ont pas toujours les bons réflexes pour être à l’écoute des gens et permettre au dialogue de se nouer vraiment. Que doit-on comprendre et apprendre pour être plus à l’aise dans ce genre d’exercice ?
(1h)

-Matinée 3 : Comment passer de l’interpellation à une éducation à la citoyenneté ?

- De la communication événementielle à l’information : exemples de festivals
Pourquoi un festival ? Pourquoi ces supports (documentaires, spectacles…) ? En quoi permettent-ils de rentrer dans une démarche éducative sur la solidarité internationale ? Quels liens avec des activités de plaidoyer ? Quels publics-cibles ?
(50’)

- Réseaux sociaux et nouvelles technologies
Au-delà des espaces publicitaires et du terrain, de nombreux autres espaces, réels ou virtuels, offrent des opportunités à nos messages de circuler par la vitesse des flux internet ou par la richesse d’échanges entre individus. Quels outils sont aujourd’hui incontournables, en tout cas pour certains publics ? Comment ces outils témoignent-ils d’une réappropriation par les citoyens de l’espace public via de nouvelles formes d’expression et d’échanges ?
(25’)

- De l’information à l’éducation : échanges sur les projets en milieu scolaire. Comment des prises de conscience peuvent-elles s’inscrire dans la durée ? Comment favoriser l’émergence de l’esprit critique permettant la formation de citoyens engagés ? Quelles stratégies de partenariats et de publics-relais ? (40’)

- Synthèse : Et maintenant…quelles stratégies pour nos futures actions ?
Quels freins devons-nous lever, quels leviers devons-nous actionner ? Comment nos organisations doivent-elles évoluer pour tenir compte des changements sociétaux du contexte actuel ?
(1h)

Intervenant(e)s :

- Yann-Patrick Bazire (CCFD - Terre solidaire)
- Olivier Cabrera (Max Havelaar)
- Jérôme Guillet (Matières Prises)
- Anne d’Orgeval (CFSI – Festival AlimenTERRE)
- Marie Mortier (La Cimade – Festival Migrant’scène)
- Marianne Campagne (Maison des Tiers-Mondes et de la solidarité internationale, Montpellier)
- Catherine Cyrot (consultante)
- Bruno David (Communication Sans Frontières)
- Marie Dumont (Starting-block)
- Amélie Gastaut (Musée des Arts Déco de Paris)
- Jérôme Martin (HumanoPole-Orcades)
- Bernard Salamand (CRID et Ritimo)
- Jean-Yves Serrand (France 3)
- Jérôme Serrant (agence de communication Advitam)
Interview filmée de Dominique Wolton (sociologue)

Documents complémentaires :

- Site de la semaine de la solidarité internationale

- Site d’EDUCASOL

Pour plus d’infos sur le contenu du module, les intervenants et des ressources bibliographiques :
http://www.lasemaine.org/monter-une-action/ressources/boite_a_reflexion

P.-S.

Organisé par : La coordination nationale de la Semaine de la solidarité internationale, la plateforme EDUCASOL.