Atelier 16

Palestine : Droit international, éthique politique, solidarité citoyenne

Le droit international est censé s’imposer à tous et s’appliquer partout, mais quand la morale et la volonté politique, particulièrement en Palestine, font défaut, la société civile internationale doit exercer sa pleine solidarité pour mettre fin à la colonisation et pour que le peuple palestinien soit enfin maître de son destin.

Descriptif :

Le droit international relève à la fois de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, du droit humanitaire international (Conventions de Genève) et de la Charte des Nations Unies.

Dans le cas de la Palestine, les institutions internationales en charge de légiférer, de faire respecter les lois, ont manifestement échoué jusqu’à présent... Alors quel est le devenir des principales procédures engagées à ce jour (CPI, Tribunal Russel...) ?

Face à l’aggravation actuelle de la crise, les palestiniens ne doivent-ils compter que sur eux mêmes ? Ou bien espérer dans une "opinion internationale" qui pourrait forcer les institutions défaillantes ? En ce cas, la société civile se doit de prendre des initiatives pour imposer le respect du Droit et doit engager des actions concrètes pour aider le peuple palestinien à gagner sa pleine souveraineté, sans ingérence et sans se substituer à son combat.

Intervenant(e)s :

- Maysa ZOROB (Al-Haq, Palestine)
- Hocine Ouazraf (Tribunal Russell)

Objectifs de l’atelier :

- Échanges autour d’expériences
- Convergence et élaboration
- Expérimentations – espace pragmatique

Durée : 3h

Synthèse :

« L’injustice quelque part est une menace pour la Justice partout », Martin Luther King.

Que la question palestinienne se pose encore après plus de 60 ans illustre une évidence : toutes les
Instances internationales ont échoué dans le règlement du ’’conflit’’. De fait, enjeux et ’’calculs’’ géopolitiques,
atermoiements frileux et hypocrisie généralisée ont eu raison de la recherche d’ une paix durable,
juste et équitable.

TOUT LE DROIT...MAIS, PAS QUE LE DROIT !

Pourtant, Chartes et Conventions internationales, Négociations diplomatiques, Accords bilatéraux ou
internationaux, Résolutions onusiennes sont légion dont l’ application pleine et sincère sur le terrain
pourrait arrêter la colonisation galopante et garantir le statut des Palestiniens. C’ est par l’entière
application de ce Droit International que passe la résolution du ’’conflit’’ israélo-palestinien.

Toutefois, en l’ état actuel des textes juridiques, imposer le Droit, ne doit pas aboutir à ’’geler’’ la situation
d’ occupation. Le statut quo n’est pas une juste Paix ! Il manque une dimension.

POUR UNE SOLIDARITÉ POLITIQUE CITOYENNE.

La société civile palestinienne nous interpelle au travers de pratiques de résistance non-violente, d’ appel
au boycott avec la campagne BDS [1] et d’ initiatives comme le Forum mondial de l’Éducation. Le Mouvement
de solidarité internationale doit intégrer cette émergence sans précédent pour révolutionner son
approche des problèmes et ses modes d’intervention.
Seule une morale solidaire animant les sociétés civiles du monde entier est à même d’ imposer une
solution éthique pérenne, juste du point de vue du Droit et équitable pour les deux parties. Les citoyens
doivent s’approprier collectivement le champ du Politique dont ils sont exclus et agir ensemble pour
rétablir la Morale là ou ne règnent que visées hégémoniques, lobbying et magouilles mercantiles.
Alors seulement la Solidarité internationale s’ affirmera comme le moteur de sortie des crises.
En Palestine comme partout ailleurs !

« L’absence d’action significative de la part des gouvernants pour rendre Israël responsable de la
violation flagrante du droit international humanitaire et du droit international maritime, laisse ouverte
une voie pour les citoyens de conscience : celle de prendre eux-mêmes cette responsabilité »
, Stéphane HESSEL, in « Huffington post », 15 Juin 2010.

P.-S.

Organisé par : Palestine 24, Palestine 33.

Notes

[1Boycott, Désinvestissement, Sanctions