Atelier 12

Modes de consommation et de production alternatifs en réponse à la crise : les consommateurs ont le pouvoir

Cet atelier visait à décrypter les mécanismes mis en œuvre par la grande distribution (que cachent les petits prix ? quelles informations derrière une étiquette ?) et à identifier les moyens à la disposition des consommateurs pour peser sur les pratiques peu loyales des géants de la distribution.

Descriptif :

Comment font Leclerc ou Auchan pour proposer des jeans à 12€ tout en conservant leurs marges ? Que cachent ces « petits prix » proposés par la grande distribution ? Que penser des produits « made in China » ? La course vers le bas est-elle inexorable ?

Telles sont les questions auxquelles cet atelier a cherché à répondre, à partir du témoignage d’un ancien travailleur des maquiladoras du Nicaragua et du décryptage des mécanismes mis en œuvre par les entreprises, dans un contexte de mondialisation débridée, pour produire à un coût toujours moindre. Avant d’identifier, dans un deuxième temps, notre responsabilité de consommateurs-citoyens et les moyens à notre disposition pour peser sur les pratiques peu loyales de ces géants.

Déroulé :

L’atelier a alterné témoignages, exercices pratiques et débats, et a été découpé ainsi :
- Introduction : « vente aux enchères »
- Derrière les petits prix, la dégradation des conditions des travailleurs du monde
- possibilités d’action des consommateurs-citoyens

Intervenant(e)s :

- Juan Carlos Smith (JOC, Nicaragua)
- Martine Roy (CFDT)
- Thérèse Collinet (CCFD-Terre Solidaire)
- Nayla Ajaltouni (Collectif Éthique sur l’étiquette)

Objectifs de l’atelier :

- Échanges autour d’expériences
- Expérimentations – espace pragmatique (l’atelier vise à permettre l’appropriation par les participants des méthodes/outils sur un thème choisi)
- Formation et action : décryptage de pratiques et d’informations et identification de pistes d’action

Durée : 3h

Synthèse :

Et la crise ?...

La crise actuelle est d’abord celle des excès du capitalisme financier. Celui-ci a imposé ses règles à l’ensemble de l’économie. La recherche de profit maximum pour l’actionnaire a modifié les relations sociales et a renforcé l’individualisation des droits sociaux (salaires, temps de travail,...).

La libéralisation complète des mouvements de capitaux, au nom de « l’autorégulation » du marché, la recherche du profit à court terme, l’aveuglement des autorités et des agences de notation financière sont autant de causes qui relèvent bien plus de responsabilités structurelles du « système », que de responsabilités individuelles. La création de richesses n’a pas bénéficié à tous, de nouvelles inégalités se sont créées entre les pays et en leur sein.

Aujourd’hui, aux menaces de délocalisation, aux restructurations, à la précarisation du marché du travail au « Nord » répondent salaires de misères, violation des normes fondamentales, répression syndicale au « Sud ».
Ces constats nous mènent à la nécessité de réguler l’économie de marché et la mondialisation afin qu’elle ne se traduise pas par un creusement irréversible des disparités entre travailleurs.

Les stratégies de court terme des entreprises qui se sont développées sous la pression des actionnaires conduisent à des impasses. Le développement économique durable doit prendre en compte les intérêts des autres parties prenantes, notamment celles défendant les logiques sociale et environnementale. Il ne peut y avoir de développement économique sans développement social, ni développement social sans redistribution des richesses et respect des droits fondamentaux des individus.

Documents complémentaires :

- Campagne actuelle du Collectif ESE « Droits des travailleurs… Liquidation totale ? »
- Rapport afférent de la Clean Clothes Campaign « Cash ! »

* Atelier traduit en espagnol et en français.

P.-S.

Organisé par : Collectif Éthique sur l’étiquette, CFDT.