La séance d’Ouverture

15h- Les discours d’accueil à la Cité Internationale de Lyon, Auditorium Lumière

* Hervé Derriennic- Président du CADR.
* Bernard Salamand- Président du CRID.

Sous réserve

* Pascal Canfin- Ministre délégué au développement.
* Véronique Moreira- Vice-présidente du Conseil Régional déléguée à la coopération solidaire.

15h30-18h30- Table Ronde d’Ouverture

Pour lancer la thématique : "Citoyen-ne-s et solidaires, réinventons le monde !"

Après plusieurs mois de luttes démocratiques et populaires aux quatre coins de la planète et au lendemain du sommet de « Rio+20 », l’Université d’été de la solidarité internationale sera un temps fort pour mettre en perspective à un niveau global les expériences locales pour consolider une pensée qui participe à la construction de nouveaux projets de société.
Les changements à accomplir doivent être durables sur le plan social comme environnemental et vont demander un rééquilibrage entre le nord et le sud, entre l’être humain et la nature, entre les produits marchands et les biens communs, entre la croissance et le « bien-vivre »…
Ces changements ne pourront venir que des acteur/rice-s de la transformation sociale : mouvements sociaux, écologistes, organisations de femmes, de jeunes, des acteur/rice-s de l’économie sociale et solidaire, des réseaux d’ONG, de syndicats…
Cette table-ronde d’ouverture de l’université d’été de la solidarité internationale sera l’occasion de poser les enjeux avec les intervenant-e-s sur les nouvelles pensées et alternatives économiques, environnementales, de participation politique et de renforcement des droits des femmes et des hommes pour une meilleure justice sociale entre les peuples.

Intervenant-e-s

* Geneviève Azam (économiste, Attac France)

Maître de conférences en économie et chercheuse à l’université de Toulouse II, elle est également militante écologiste et altermondialiste au sein d’ATTAC France, dont elle anime le groupe « Ecologie et société » du Conseil scientifique. Elle participe régulièrement à la chronique à « contre-courant » dans le magazine Politis. Ses thèmes de travail portent sur les échanges non-marchand : le don, la confiance et la réciprocité mais également sur le développement durable, les droits de propriété intellectuelle et la privatisation du vivant. Geneviève Azam a participé à la dénonciation de la culture des OGM en France en soutenant les faucheurs volontaires avec l’association « Alternatives en Midi-Pyrénées ».

* Omar Barghouti (campagne BDS- Boycott, Désinvestissement Sanctions-Palestine)

Chercheur palestinien indépendant qui milite pour le respect du droit international et les droits humains universels. Il est un membre fondateur de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) et un membre fondateur de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre Israël lancée par la société civile Palestinienne. Il est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en génie électrique de l’Université de Columbia, NY, et une maîtrise en philosophie de l’Université de Tel Aviv. Il est l’auteur de "Boycott, désinvestissement, sanctions : Contre l’apartheid BDS et l’occupation de la Palestine" (La Fabrique 2010). Ses commentaires et interviewes ont été présentés sur CNN, BBC, The Guardian, The Nation, Al Jazeera, Huffington Post, entre autres.

* Fadel Barro (Y’en a marre- Sénégal)

Journaliste et coordonateur du mouvement citoyen sénégalais “Y’en a marre”. Ce mouvement de jeunes citoyens est né en janvier 2011 pour pousser le président Abdoulaye Wade à renoncer à son troisième mandat. Inspiré par des rappeurs sénégalais se défendant comme les « sentinelles de la démocratie », ils refusent toute alliance avec des partis politiques. En voulant rompre avec le fatalisme, ils défendent la vision d’une démocratie modèle qui impliquerait des changements fondamentaux et réels. Leur combat dépasse la conjoncture politique actuelle du Sénégal et veut sensibiliser pour voir naître un Nouveau Type de Sénégalais-e-s (NPS).

* Kamel Jendoubi (Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme, Tunisie)

Militant tunisien des droits humains et membre et président de plusieurs associations de défense des droits humains, notamment le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme depuis 2003. Arrivé en France depuis 1971, cet homme est souvent resté dans l’ombre d’une longue et parfois douloureuse contestation au régime de Ben Ali. Il a été élu par la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, comme président de l’Instance Indépendante pour les élections qui est chargée de l’organisation de l’élection d’une assemblée constituante.

* Mama Koité Doumbia (FENMET/Genre en Action-Mali)

Après avoir enseigné l’histoire-géographie, elle a été élue responsable syndicale et pendant plus de trente ans, a évolué dans les mouvements syndicaux au Mali, en Afrique et dans le Monde. Militante des droits humains et plus particulièrement ceux des femmes, elle a été membre de la Coordination Nationale des ONG et Associations des Femmes du Mali. Elle a assuré la présidence du Conseil d’administration du Réseau continental de Développement et de Communication des Femmes Africaines (FEMNET) pendant 7 ans et est actuellement Vice-présidente du réseau International Genre en Action. Elle est élue en 2011 Vice-Présidente du Conseil Économique Social et Culturel de l’Union Africaine et fait partie du Women Working Group sur le financement du développement.
Nominée Prix Nobel de la Paix en 2005 elle a reçu le Prix International Minerva à Rome et nommée par l’ONU pour organiser les consultations des ONG, de la société civile et du secteur privé sur l’évaluation des OMD en 2010.

* Neleni Stamp (Occupy Wall-Street-États-Unis)

« Ce que nous avons tous en commun, c’est que nous sommes les 99 % qui ne tolèrent plus l’avidité et la corruption des 1 % restant. »
Nellini STAMP a rejoint le mouvement « Occupy Wall street » dès les premières nuits d’occupation du parc Zuccotti. Elle anime notamment une campagne qui cible la Bank of America, pour que cette banque soit gérée démocratiquement, pour dénoncer ses activités spéculatives et son rôle dans les expulsions locatives. Symboliquement, cette campagne consiste à installer régulièrement des familles dans les halls des bureaux de Bank of America. Le mouvement a débuté en 2011 alors qu’un millier de manifestant-e-s défilaient près de Wall Street à New-York. Ce mouvement s’inspire des révolutions arabes, et son fonctionnement rappelle le mouvement des indignés en Espagne (sit-in et campements urbains). Le mouvement s’étend à l’ensemble des États-Unis où 70 villes sont concernées. Le mouvement repose sur deux revendications : des institutions à transformer et des alternatives à construire. Il dénonce activement les abus du capitalisme financier.

* Moema Miranda (IBASE /Comité facilitation Rio+20-Brésil)

Anthropologue, elle est actuellement directrice de l’Institut Brésilien des Analyses Sociales et Économiques (IBASE) basé à Rio de Janeiro et fortement impliquée dans le sommet des Peuples qui aura lieu à Rio en parallèle de la conférence des Nations Unies sur Rio+20. L’IBASE est une référence quant à la production d’études sur les politiques publiques en matière d’investissements sociaux, et leurs travaux ont inspiré les actions de plusieurs gouvernements en matière sociale. Cette ONG a été créée en 1981 par le sociologue Herbet de Souza. Elle est l’un des acteurs brésiliens à l’origine –avec différents mouvements sociaux -de la création du Forum Social Mondial de Porto Alegre en 2001.

* Ira Sinigalia (Grèce)

Militante de nombreux mouvements sociaux en Grèce : elle est membre de la campagne pour l’audit de la dette grecque et membre pour l’audit de la dette écologique, deux mouvements qui contribuent particulièrement au développement du dialogue public au sujet de la dette démontrant qu’une partie, illégale et odieuse, devrait amener à un non-paiement. Ira a également rejoint le mouvement « Sintagma square d’Aganaktismenoi » qui a perduré tout au long de l’été 2011.Diplômée en Histoire Grecque Moderne et en publicité et communication, elle travaille en tant que journaliste indépendante, et est rédacteur en chef de plusieurs importants magazines grec, tels que Focus, Conde nast Traveller, 2Board, L’Officiel Hellas, etc.…Ira est aussi membre de l’union syndicale ESPIT (union de journalistes travaillant pour des magazines).