Conférences

Deux conférences plénières ont été organisées de 17h30 à 19h30 - Amphithéâtre COURBET (bâtiment SJPEG) :

Jeudi 7 juillet
Reprendre la main sur nos vies : stratégies et outils des mouvements sociaux

Comment en tant que citoyen peut-on s’emparer des institutions et y rentrer, au-delà du mouvement de contestation ? Quelles sont nos propositions concrètes ?

Florent Marcellesi, élu pour le parti Podemos en Espagne nous a démontré qu’il faut entrer dans les institutions mais qu’il est primordial de continuer à avancer également avec les mouvements sociaux.

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De gauche à droite : Thomas Coutrot, Arthur Moreau, Florent Marcellesi, Antoine Deltour, Amélie Canonne, Aurélie Trouvé

Nuit Debout a été au coeur des discussions. C’est d’abord l’ancien porte-parole d’Attac, Thomas Coutrot, qui en parle. A l’heure où les gouvernements ne prennent plus en compte nos revendications, il faut se réinviter nous-mêmes dans le débat par le biais de désobéissance civile. Sa proposition concrète ? Pirater la présidentielle ! Quant à Arthur Moreau, un participant de Nuit Debout à Paris, il caractérise le mouvement comme un moyen de se réapproprier l’espace public. Alors pour lui, pirater oui, mais il est essentiel d’aller toucher de nouvelles personnes, celles qui ne sont pas allées à Nuit Debout.

L’ancienne porte-parole du collectif Stop le contrôle au faciès, Sihame Assbague insiste sur le fait qu’il est urgent de créer des ponts pour que se rejoignent le militantisme « traditionnel » et celui des quartiers populaires.

Invité de dernière minute, Antoine Deltour, reconnu comme lanceur d’alerte dans l’affaire LuxLeaks, a témoigné de sa situation. Interviewé par l’équipe d’Attac Play, il souligne l’importance de soutenir les lanceurs d’alerte :

Pour un compte-rendu détaillé de la conférence, n’hésitez pas à consulter l’article du CADTM

Vendredi 8 juillet
De quoi la « crise » est-elle le nom ?

La « crise » dure depuis 40 ans. On pourrait penser qu’on peut vivre avec la crise, et peut-être même que celle-ci est irréelle. Elle a tellement envahi les sociétés, bouleversé tous les équilibres, sociaux, écologiques, politiques et géo-stratégiques, qu’on a du mal à la caractériser et à trouver des chemins pour en sortir.
Mais les choses se précisent : la spéculation, l’avidité et le creusement des inégalités vont de pair ; la destruction des protections sociales et des droits par une classe dominante ne fait plus de doute ; le saccage de la nature risque d’être irréversible ; le délitement de la démocratie est en marche ; la négation des droits humains pour des populations condamnées à l’exode est criante.
En nommant les choses, on dessine les alternatives : mise au pas de la finance, droits sociaux premiers, réduction des inégalités, sortie du productivisme et réduction du temps de travail.

Intervenant.e.s : Geneviève Azam, Jean-Marie-Harribey et Dominique Plihon

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