Jeudi 7 juillet

Salariat, chômage, précarité et néolibéralisme

Construire une alternative à la dégradation du « marché du travail » et au délitement du contrat de travail (du CDI « historique » jusqu'à l'ubérisation), suppose de les concevoir comme inhérents du développement du néolibéralisme en tant que système économique et des rapports de production qui s'y nouent.

L’atelier a fait le bilan comparé de l’évolution du chômage et de la précarité dans les pays industrialisés et montrera que les différences débouchent sur la précarité subjective pour tous (ceux ayant un travail stable ayant peur de le perdre). L’historique des réformes du code du travail a restitué le glissement permanent d’un rapport de subordination (où le pouvoir patronal est limité par le code du travail et plus généralement la réglementation) vers un « rapport de soumission » pur et simple. Le lien était effectué avec le cadre réglementaire (ou plutôt « déréglementaire ») et idéologique surplombant que constituent le projet OMC (aujourd’hui matérialisé par les accords bilatéraux de libre-échange) et les traités européens et leurs orientations conceptuelles.
Partant de ces constats et de ces relations, l’atelier s’est efforcé d’envisager un cahier des charges pour des alternatives qui s’attaquent réellement aux rapports de production du capitalisme néolibéral et qui, de surcroît en période de mutation technologique accélérée, ne laissent pas la marche du monde à l’intérêt privé et notamment aux transnationales.

Documents et liens complémentaires :

- Petit guide contre les bobards de la loi travail

Intervenant-e-s : Jean-Michel COULOMB (Pressenti ), Annick COUPE (Pressentie )

Organisé par : ATTAC